GEMS (General Electric Medical System) - Buc (78) : un atelier en grève contre les 2x8
Un atelier en grève contre les 2x8
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GEMS, société de fabrication d'appareils médicaux qui veut faire de l'usine de Buc, dans les Yvelines, le pôle d'« excellence » mondial du matériel destiné à la médecine vasculaire, lance une réorganisation partielle de la production de son matériel radiologique. Pour cela, les productions vasculaires américaine et française seraient concentrées à Buc. Pour y arriver, sa seule proposition est de faire passer en 2 x 8 les 16 salariés de l'Intégration vasculaire qui y travaillent, et de doubler l'effectif
Comme s'il n'y avait pas d'autres moyens que de passer en 2 x 8 ! Doubler les plates-formes de fabrication pourrait très bien se faire, mais ce n'est pas le choix que la direction a fait pour l'instant.
Après avoir connu régulièrement les horaires décalés, des samedis travaillés et les heures supplémentaires, ce fut la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Le mardi 29 février, à la réunion hebdomadaire suivant cette annonce, quand le chef a attribué le travail de la semaine, les 16 salariés l'ont planté devant son tableau de production et sont partis en grève.
Mais GEMS a mal pris cette contestation et a chargé les deux chefs du service de téléphoner aux 16 grévistes chez eux le soir, tentant de les intimider, et a mobilisé les chefs des autres secteurs pour qu'ils passent partout dans les ateliers dire que cela serait de la faute des grévistes si Buc ne devenait pas le « pôle d'excellence ».
Mais les grévistes ne s'en sont pas laissé compter et n'ont pas marché dans cette dramatisation de GEMS.
Après 5 jours de grève la direction a lâché que tout le monde ne serait pas obligé de travailler en 2 x 8. Mais elle a tout de suite précisé que cela ne concerne que 5 salariés sur 16, montrant par là qu'elle veut beaucoup plus diviser que trouver une solution.
Parallèlement, aux Blocs/ Générateurs, 21 postes vont être supprimés et transférés en Inde. La direction se veut rassurante en proposant à 17 salariés d'être reclassés dans l'atelier d'Intégration vasculaire s'ils acceptent de travailler en 2 x 8.
La grève rencontre la sympathie d'une partie du personnel de cette entreprise de 1600 salariés qui comprend bien que GEMS est prêt à s'asseoir sur leurs conditions de vie. Commencée mardi 29 février, elle continuait mardi 7 mars, car il n'est pas question d'accepter de subir cette nouvelle dégradation.
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