Le défilé du 14 juillet - C’est cher et ça esquinte le bitume
C’est cher et ça esquinte le bitume
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La revue des forces armées françaises s'est déroulée comme prévu, sous la présidence de Chirac, protégé par un barrage sans précédent puisqu'il y avait plus de policiers que de soldats à défiler.
Ce spectacle intermittent, qui se reproduit une fois l'an, est fort coûteux. Mais de ce coût-là, on ne fait pas scandale. D'ailleurs il n'est rien comparé à la totalité des dépenses militaires.
Pourtant dotés d'un budget annuel en hausse de 11% qui s'élève à 13,64 milliards d'euros, les cadres des armées et leur état-major s'inquiéteraient malgré tout pour l'avenir. Le manque de matériel serait criant. Avec les équipements de cinq régiments, on pourrait tout au plus, disent-ils, en harnacher correctement un seul. Les chars de combat ont peut-être fière allure dans la descente des Champs-Elysées, leurs chenilles mordant le bitume, ils feraient néanmoins piètre figure aux côtés de leurs cousins anglais et américains qui se sont illustrés récemment dans les sables du désert irakien.
Mais à défaut d'expéditions en Irak ou en Afghanistan, il reste encore, comme champ d'opérations, les anciennes colonies africaines. Du Tchad à la Côte-d'Ivoire, en passant par la Centre-Afrique, année après année, les occasions ne manquent pas à cette armée de se déployer.
Alain VALLER
